Vie réelle - Comme au premier jour
L'autre jour, au détour d'une quelconque conversation, Monsieur Bleu me faisait remarquer que je ne parlais jamais de ma vie sur ce journal.
Et c'est vrai.
C'est un choix parmi d'autres.
Je l'ai déjà dit et répété, mais ce journal suit quelques principes très précis, dont le principal est justement de ne jamais parler de ma vie au de là de mes activités mondaines avec les autres GAiens. Si l'on veut en apprendre plus sur moi, il suffit de venir me le demander - par chat, email, MSN, ou mieux, de vive voix, je ne demande que ça. Croyez-moi, s'il y a bien une chose d'amusante avec moi, c'est que j'adore discuter. Je me ferai même un plaisir de vous raconter ma vie - mais pour cela, faites le premier pas, soyez courageux, je ne mords pas.
Ceci dit, vous n'y êtes vraiment pas forcé.
La saga de mon existence nécessite plusieurs heures de récit, et sur le Net, cela prendrait des pages et des pages de textes. Et ce n'est pas comme si elle était intéressante non plus, hein. Enfin si, elle l'est, mais pour moi surtout, soyons subjectifs.
Or donc, ce matin, il a gentiment vendu la mèche.
Et oui, aujourd'hui était mon premier jour de travail, et ce depuis longtemps.
Mais, parler de premier jour de travail implique aussi de parler de la période qui précédait - à savoir une longue période de chômage. Huit mois, c'est long. J'ai vécu plus qu'assez cette ennuyeuse situation pour ne la souhaiter à personne. Et c'est bien pour ça que je n'aime pas parler de moi ici - mes soucis me font honte, et ma joie vis à vis du malheur des autres encore plus. Autant en parler ne me gêne pas. Autant les écrire m'irrite. Les mots rendent tout cela... indécent.
Les mots resteront, et lorsque je relirai ce passage, je ne pourrai m'empêcher de repenser à tout ça, à cette longue période blanche, enfin brisée après beaucoup d'effort - et de chance. Je ne m'en cache pas. Et ceux qui me liront penseront à leur propre situation. Meilleure que la mienne, ils me plaindront. Pire que la mienne, ils m'envieront.
Et tout cela m'irrite.
Alors voilà, petite entorse, qui ne se reproduira sans doute plus.
Ce matin, je me suis levé, j'avais quelque chose à faire, un lieu où aller, une personne à qui penser, le tout avec un coeur si léger que je me serais mis à chanter, haut et fort, dans la rue. Tout est beau, mon coeur comblé et heureux - j'ai ce que je voulais :
Désormais, je vis sans souci.
Cela dit, n'oubliez pas. Il faut savoir garder le sens des priorités, que diable.
11/07/05 - 23:08
:o) C'est chouette pour toi, ça :o)
*bisous*
bamf