Anecdote - Ma gourmandise me fait honte en public
C'était l'autre jour, nous étions en train de faire des courses au Géant Casino de Masséna avec un pote, en vue de préparer son anniversaire qui avait lieu le lendemain. Nous écumons donc les rayons chacun de notre côté, l'un cherche les boissons, les amuse-gueule, et l'autres les ingrédients nécessaires pour la cuisine - car oui, au fait, je m'étais proposé comme traiteur pour la soirée, en guise de cadeau d'anniversaire.
D'ailleurs, nourrir une vingtaine de personnes n'est pas une mince affaire, vous pouvez m'en croire...
Où en étais-je ?
Ah oui, les courses au Casino.
Cela faisait donc un moment que j'allais régulièrement faire mes emplettes dans ce centre commercial, et l'une des (mauvaises peut-être) habitudes que j'y ai prise est de piquer dans les assiettes d'échantillon de nourriture dans les différents rayons traiteurs : fromages, saucissons, pâtés, tout ce qu'il y a à goûter, je le goûte.
Et ce jour-là, Ô joie, voilà-t-y pas que j'aperçois une boite d'olives fourrées, là, sur le présentoir !
Ni une ni deux, je suis là, je tends la main vers les savoureuses olives, et en prend une.
C'est alors que, un micronième de seconde avant que l'olive ne pénètre dans mon orifice buccal, une voix à côté de moi résonne et annonce :
"Excusez-moi, mais ce sont mes olives, là, j'attends de les peser..."
Trop tard, j'ai commencé à mâcher.
Merde.
Il me regarde, complètement halluciné par mon toupet.
Moment de gêne intense de ma part, avant de me fondre finalement en excuses et fou-rire mêlés.
"Mon Dieu, je ne savais pas, je suis vraiment désolé ! Vraiment, vraiment, monsieur, je suis navré !"
Il finit par arborer un sourire gêné alors que la traiteuse s'empare des olives qu'elle avait laissées là, à ma portée de rapace morfale. Il lui signale en plaisantant, et enfoncer au passage un peu plus le pieu dans mon coeur honteux, de faire attention à ne pas laisser traîner les commandes trop longtemps sur le présentoir si elle ne voulait pas que les gens les dévore trop vite.
Je continue de me confondre en excuses et il me pardonne finalement, quand même, ce n'est qu'une olive, ce n'est pas si grave, avoue-t-il, et je m'en retourne vite fait au rayon fruits et légumes chercher mes courgettes et mes aubergines.
Il y avait longtemps que ma gourmandise ne m'avait pas fait aussi honte en public.
* * *
Honte de ma vie
Tout ça pour une olive
J'ai bien ri quand même
05/04/05 - 17:54
C'est bon les olives
Pyram
sorty